International Roma Day: Nothing About Us Without Us

To mark International Romani Day, Romanipe invites you to Nothing About Us Without Us, a conference that will focus on Romani subjugation, oppression, and colonization. This conference, bringing together Roma activists and researchers from North America will highlight the significance of a “nothing about us without us” movement, in support of the human rights of Romani peoples worldwide.

Join us on on 7 April 2017, 4:00 – 7:00 PM at Concordia University for a discussion about Roma with Roma with: 

– Ronald Lee, Author, translator, lecturer and Co-Founder Roma Community Centre

– Nazik Deniz, Founder of the World Romani Dialect Interpreters’ Bureau

 Dafina Savic, Founder and Executive Director of Romanipe Montreal

– Lela Savic, Journalist, Journal en couleur

For more information:  https://www.facebook.com/events/1873633762905860/

RSVP

Flyer Roma Day 2017

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International Tolerance Day: Not More Not Less but EQUALLY!

As we put in despair, 
to rest those whose skin wasn’t fair
ENOUGH, to be granted immunity 
We are reminded that we live in a society 
where it is taught that democracy
is synonymous with equality

Yet, in reality  we live in a society
where crimes are racialized, culturalized 
People of colour antagonized, marginalized
only so discrimination can be justified

Despite what they say 
freedom is not innate  
as words cannot set us free 
Nor guarantee equity

If that was the case
Immunity would not be based
on grounds of visibility

If that was the case
Images of crime would be colour blind
If that was the case 
Skin colour would not be an offence 

If that was the case 
traces of racial disparity
we would no longer see

If that was the case 
Poverty, Inequality, Alterity
would not be synonymous with Minority
If that was the case
those whose land we’ve colonized 
We would not continue to ostracize

If that was the case
Segregation, Getthoization
Forced sterilization,  
would no longer materialize
in European Nations

If that was the case 
Black, Native, Latino, Roma
Lives WOULD Matter
Not more, not less, but
EQUALLY

La journée internationale des filles

La journée internationale des filles: Un récit sur les femmes exclues

11 octobre 2016

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Je m’appelle Anina CIUCIU, je suis Romni citoyenne Franco-Roumaine. Avec mes parents et mes trois sœurs nous avons dû fuir notre pays la Roumanie pour échapper au racisme, à l’humiliation et à la misère. Mais en Italie, puis en France, nous avons été confrontés au même rejet, à la même stigmatisation et à la même pauvreté. Nous avons survécu dans des bidonvilles misérables, squats et autres logements insalubres. Notre existence même était clandestine. Jusqu’au jour ou nous avons eu la chance de rencontrer des personnes généreuses qui nous ont tendu une main pour nous relever de de cette situation injuste et nous ont aider à récupérer notre dignité. A partir de ce moment, mes sœurs et moi avons pu aller à l’école. Aujourd’hui, j’ai obtenu un Master en droit à la prestigieuse Université de la Sorbonne, j’ai publié deux livres et je me prépare à devenir avocate .

Ce choix de carrière n’est pas anodin, au contraire il traduit ma volonté de continuer de façon plus efficace le combat militant dans lequel je suis engagée depuis plus de 4 ans pour la défense des droits humains fondamentaux et contre les discriminations dont sont particulièrement victimes les Rroms en Europe.

Au prix des sacrifices immenses faits par mes parents et grâce à leurs soutien indéfectible et à leur amour, j’ai compris très tôt l’importance de l’école. J’ai compris très tôt que l’école était le seul moyen de sortir de la fatalité misérable qui nous est assignée , de devenir maître de sa vie et de regagner sa dignité. Mes sœurs et moi avons de la chance d’avoir eu des parents ayant tout sacrifié pour notre éducation et notre bonheur, de la chance d’avoir fait une heureuse rencontre.

Mais je suis pleinement consciente que de trop nombreuses filles aujourd’hui dans notre monde, n’ont pas cette chance. J’ai bien souvent vu de mes yeux et expérimenté l’injustice du sort qui nous est fait en tant que Rromnia, aussi bien au sein de l’ensemble rrom, que dans la société politique à la quelle nous appartenons, bien que souvent elle nous rejette. En effet, sur les femmes des groupes exclus convergent les trois formes majeurs de violences sociale : violence de sexe, violence de classe et violence de race. Je sais que chez nous comme dans d’autres communautés , les filles sont mariées bien trop jeunes et passent de l’emprise du père à celle du mari. Je sais aussi que dans la société majoritaire c’est sur elles que pèsent les plus lourds préjugés et qu’elles se font refusé l’accès aux droits les plus fondamentaux comme l’école, la santé, le travail.

Mais j’ai été marquée dès ma plus jeune enfance, par la force inébranlable, le courage et la beauté des femmes de ma communauté qui m’ont servi de modèle et m’ont encouragé à devenir ce que je suis. Tout d’abord ma mère, une femme extraordinaire, le pilier de la famille, une femme qui malgré les obstacles nombreux qui se sont dressés devant elle, a su puiser en l’Amour qu’elle nous porte la force nécessaire et l’espoir pour aller de l’avant, sans jamais se plaindre. Une femme qui m’a transmis la force inébranlable de l’Amour. Puis bien plus tard, d’autres femmes qui ont elles aussi la particularité d’appartenir à des minorités ethniques telles qu’Angela Davis ou Christiane Taubira qui se sont battues pour la justice et l’égalité pour tous et toutes, m’ont appris la puissance d’agir des femmes dans la lutte pour l’émancipation non seulement des femmes elles-même mais pour les communautés marginalisées dans leur entier. Et c’est là en effet, l’enjeu fondamental du féminisme intersectionnelle. La lutte pour l’émancipation des femmes et des filles ne doit pas être menée contre les Hommes et ne doit pas être un facteur supplémentaire de stigmatisation et de rejet des communautés minoritaires. Au contraire, l’émancipation des femmes dans ces groupes exclus ne peut aller que de pair avec la libération de ces communautés marginalisées et de la transformation de la société toute entière. C’est pourquoi, garantir aujourd’hui à nos filles des conditions de vie décentes, l’accès à la santé, à la sécurité, à l’éducation c’est leur permettre de devenir les femmes libres et fortes de demain, c’est leur permettre d’acquérir cette puissance d’agir nécessaire à la transformation de notre société. C’est voir en elles la promesse d’un monde plus juste.

A l’occasion de la journée internationale des filles ce 11 octobre , je souhaiterais saluer vivement les initiatives portées par l’ONU tendant à renforcer droits des femmes et des filles ainsi que les efforts projetés pour atteindre l’émancipation des femmes et l’égalité avec hommes, qui sont dans le contexte socio-politique mondial actuel plus que jamais nécessaires. Mais selon moi, chaque jour devrait être considéré comme une journée internationale des filles, car chaque jour il est nécessaire de se battre pour faire sortir nos filles, nos soeures, nos amies de la transmission intergénérationnelle de la pauvreté, la violence, l’exclusion et la discrimination, chaque jour devrait être un pas pour les rapprocher des femmes libres, dignes et forte qui construiront un monde meilleur.

Anina CiuCiu

Communiqué: En Réponse à la visite du Gouvernement Canadien à Auschwitz-Birkenau

Le 10 juillet 2016, le très honorable Justin Trudeau, premier ministre du Canada, a visité Auschwitz-Birkenau. À la suite de cette visite, M. Trudeau a fait la déclaration suivante :

« Aujourd’hui, nous sommes témoins de la capacité de l’humanité à être délibérément cruelle et malveillante. Souvenons-nous de cette dure vérité, puisse-elle renforcer notre engagement à ne jamais laisser une telle obscurité régner. »

L’Associciation Canadienne Rom en solidarité avec Romanipe souhaite saisir cette occasion pour mettre en lumière le destin, souvent oublié, des Roms durant l’Holocauste. Le 2 août a été désigné par la communauté rom internationale comme la journée de commémoration du Porrajmos, c’est-à-dire du génocide des Roms commis en Europe sous l’occupation nazie. Cette date a été choisie car c’est ce jour-là, en 1944, que 2897 Roms et Sintis, y compris des personnes âgées et des enfants, étaient emprisonnés dans le Zigeunerlager, un camp de gitans, puis assassinés dans les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau. Les estimations les plus récentes indiquent qu’au moins la moitié de la population rom et sinti d’Europe (environ 500 000) a été tuée par les nazis et leurs collaborateurs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Malheureusement, le génocide des Roms et des Sintis demeure largement méconnu de l’opinion publique. Il n’apparaît aucunement dans les programmes canadiens d’éducation publique et fait l’objet de simples mentions dans les comptes rendus  historiques du Troisième Reich.

Au cours des 70 dernières années, la tragique histoire du génocide rom a été ignorée et oubliée ce qui, de fait, a permis le maintien en Europe de la discrimination contre les Roms. Dans un contexte accru de racisme anti-roms et par la présence de mouvements néonazis partout en Europe, nous avons récemment été témoins du danger grandissant de l’oubli du passé et de ses conséquences. Dernièrement encore, l’anti-tsiganisme a mené à l’assassinat de six Roms, dont un enfant, par des extrémistes de droite. Une telle propagation de haine et de violence contre les Roms n’aurait pas été permise, si l’histoire du génocide rom avait été correctement reconnue et enseignée.

C’est seulement l’année dernière, le 14 avril 2015, que le Parlement européen a enfin adopté une résolution reconnaissant « le fait historique du génocide rom ayant eu lieu durant la Seconde Guerre mondiale. »  La résolution précise que le 2 août devrait être consacré aux victimes du génocide et proclamée « Journée européenne de commémoration de l’holocauste des Roms ». Elle condamne ondamne d toutes les formes de racisme et de discrimination commises contre les Roms et souligne que l’anti-tsiganisme doit être combattu efficacement, si l’on veut que les mesures prises dans d’autres domaines portent leurs fruits.

Romanipe invite le gouvernement canadien à reconnaître lui aussi officiellement le génocide rom commis durant la Seconde Guerre mondiale. Cette reconnaissance assurerait une légitimité juridique et morale aux revendications des Roms, qui demandent leur juste intégration à l’histoire de l’Holocauste. Par ce geste, les cérémonies, les commémorations et les activités en honneur aux victimes de ce génocide gagneraient elles aussi une reconnaissance officielle. Il est donc proposé que le 2 août soit reconnu comme la journée consacrée à la commémoration du génocide rom durant la Seconde Guerre mondiale. Cette date a été retenue par les organisations roms, en raison de son poids historique et symbolique. La  reconnaissance officielle de cette date marquera le début du processus de guérison collective des Roms et des Sintis tragiquement disparus sous le régime de Hitler et de ses collaborateurs.