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CANADIAN GOVERNMENT ANNOUNCES OFFICIAL RECOGNITION OF ROMANI GENOCIDE 

 

Montreal, Quebec – August 3rd 2018 – Yesterday, as we marked the international day of commemoration, the Federal Government issued a statement in remembrance and recognition of the Romani genocide.

Recognition of the atrocities committed during WWII comes after years of determination and hard work from Romani organizations and individuals. This recognition could not have been made possible without the support of the Montreal Holocaust Museum, the Centre for Israel and Jewish Affairs (CIJA), the Alliance for Genocide Awareness and Remembrance (AGAR) and countless others.

This announcement made yesterday during the commemoration ceremony held at the Montreal Holocaust Museum is especially meaningful for Romani victims and survivors who have been who have been omitted from the pages of history for far too long,”

“This marks a turning point for survivors who rebuilt their lives in Canada – This recognition is a first step in ensuring that the plight of Romani communities will be rightfully included in the history of WWII and events honouring its victims. It will also assist the collective healing process of this tragedy that befell Roma and Sinti populations at the hands of the Nazis and their collaborators.”

Dafina Savic, Founder, Romanipe

At a time when acts of racism, hatred and violence against Romani continue to be normalized, preserving the memory of past atrocities and raising awareness about the dangers of impunity becomes not only a right, but a duty. In honour of the estimated 500,000 victims of the Romani Genocide, Romanipe looks forward to working with the Canadian Government to ensure that their memory is preserved, and that the lessons of this tragedy serve to advance the human rights situation of Romani communities at home and abroad.

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Romanipe in collaboration with The ERGO Network Call the Canadian Government to Lift Visa Require”ments on Romania and Bulgaria

On Friday May 19, 2016 European Parliament President, Martin Schulz announced that the Canadian government’s continued insistence on imposing visa requirements for travelers from Romania and Bulgaria has put a strain on the ratification of the Canada-European Union Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA).

Current disagreements regarding the ratification of CETA are reminiscent of the pressures which stalled the agree- ment under the previous government and eventually led to several legislative and policy measures aiming to restrict the acceptance of Roma claimants.

One such policy was Bill C-31. Among other provisions, the Bill allows the Minister responsible to unilaterally des- ignate countries as “safe countries of origin.” Refugee claimants from these countries are subjected to a discrimina- tory judicial process for their claims. Countries where Roma come from were specifically cited as “safe.”

In spite of the high level of documentation of these cases by credible organizations such as Amnesty International and the European Commission, previous and current Canadian immigration policies continue to treat Roma as a European ethnic group which is not persecuted.

Despite increasing acceptance numbers, cases of racial profiling continue against Roma by Canadian authorities. In 2015, twelve Hungarian Roma with valid travel documents were prevented from boarding flights to Canada on the alleged ground of not possessing proper documentation to enter the country due to their Roma ethnicity. In 2014, John Manley, head of the influential Canadian Council of Chief Executives, said “more needs to be done at Euro- pean airports to block bogus refugee claimants from actually boarding flights for Canada. We can’t lift the visa until we find other ways to avoid this influx of refugee claimants.”

By insisting on imposing visa requirements on countries such as Bulgaria, as well as maintaining the implementation of Bill C-31, the Trudeau government is continuing the legacy of the previous government by closing its borders to Roma suffering from discrimination and oppression.

Today, we are hopeful that our current government will uphold its promise to bring Canada back to its humanitarian roots by recognizing Roma as an essential component of Canadian multiculturalism and end racial profiling and dis- crimination of Roma asylum seekers.

Romanipe takes this opportunity to reiterate our request to the Canadian government to recognize the current dis- crimination faced by Roma populations in Europe and end the discriminatory legislative and policy measures re- stricting the acceptance of Roma claimants introduced by the previous government. Romanipe therefore calls on the Canadian government to lift the visa requirements imposed on Bulgaria and Romania, and requests national gov- ernments in the EU to take concrete measures to eradicate anti-Roma persecution.

ERGO Network brings together 28 members from across Europe and supports organisations with a common per- spective on Roma grassroots empowerment and equal citizenship, and to challenge stereotypes and combat stigmati- zation

Le gouvernement canadien annonce la reconnaissance officielle du génocide des Roms.

Montréal, Québec – le 3 août 2018 : Au lendemain de la Journée internationale de commémoration du génocide des Roms, Romanipe se réjouit de l’annonce de la reconnaissance officielle du gouvernement canadien.

La reconnaissance des atrocités commises durant la Seconde Guerre Mondiale est le fruit du travail acharné mené depuis des années par des organismes et personnes de la société civile rom. Nous saluons cette reconnaissance officielle qui aurait été impossible sans l’appui du Musée de l’Holocauste Montréal, du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) et L’Alliance pour le Souvenir et la Sensibilisation du Génocide (AGAR).

L’annonce faite durant la cérémonie de commémoration tenue au Musée de l’Holocauste Montréal est particulièrement significative pour les survivants Roms et Sinté oubliés pendant trop longtemps.

« Cette reconnaissance est le premier pas assurant que le sort des communautés roms entre de plein droit dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et soit officialisé dans les événements  commémoratifs honorant ses victimes. Ce geste contribuera également au processus de guérison collective de cette tragédie qui a frappé les populations roms et sinté aux mains des Nazis et de leurs collaborateurs. »

Dafina Savic, Fondatrice de Romanipe

 

Dans le contexte actuel, où la haine et la violence subie par les populations roms continuent d’être normalisées, préserver la mémoire des atrocités passées et prendre conscience des dangers de l’impunité qui sévit encore pour les crimes anti-Roms devient non seulement un droit, mais aussi un devoir.

 

En l’honneur des 500 000 victimes Roms et des Sinté, Romanipe attend avec impatience l’opportunité de pouvoir travailler avec le gouvernement canadien pour faire avancer les droits de la personne des communautés roms au Canada et ailleurs dans le monde.

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Les Canadiens demandent la reconnaissance officielle du genocide des Roms

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Le 2 Août 2017,
Monsieur le Premier Ministre,

Nous vous faisons parvenir cette lettre aujourd’hui dans le but de réitérer notre demande de reconnaissance officielle du génocide des Roms et des Sintis, (« Porrajmos »), lors de l’occupation de l’Europe par les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En plus de commettre le génocide des Juifs, les nazis ont commis le génocide des Roms et des Sinti. Les plus récents relevés estiment qu’entre 500 000 et 1 000 000 de Roms et de Sintis ont été assassinés par les nazis et leurs alliés au cours de la même période. Le 2 août 1944, les derniers 2 897 hommes, femmes, personnes âgées et enfants roms et sintis emprisonnés dans le Zigeunerlager (« camp tsigane ») d’Auschwitz-Birkenau ont été assassinés. Pour ces raisons, la communauté rom internationale a choisi le 2 août comme journée de commémoration du Porrajmos rom et sinti.

Les Roms furent parmi les premières victimes de l’idéologie nazie, fondée sur la « pureté de la race ». Cette idéologie, exacerbée par l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933, mena à la mise en place d’une multitude de lois anti-roms. Les lois de Nuremberg, qui ciblaient les Juifs, furent adoptées en 1935 et, vers la fin de l’année, elles furent modifiées pour inclure les « tsiganes, les nègres et leurs enfants bâtards ». En 1936, le docteur Robert Ritter fut nommé directeur du Centre de recherche sur l’hygiène raciale et la biologie démographique. Peu de temps après, les premiers ghettos de Roms firent leur apparition et la déportation vers des camps de travail débuta.

Malgré ces faits avérés, le sort des Roms sous le régime nazi demeure largement méconnu. Encore aujourd’hui, le génocide des Roms porte avec justesse le qualificatif de « holocauste oublié ». Après la guerre, trop peu d’attention politique et pédagogique a été consacrée sur le sort des Roms et des Sintis. Au cours du procès de Nuremberg, l’assassinat collectif des Roms et des Sintis a été à peine mentionné, et aucun témoin rom n’a été appelé à témoigner.

En avril 2015, le Parlement européen a finalement adopté une résolution visant à reconnaître le fait historique qu’est le Porrajmos. Cette résolution stipule « qu’une journée européenne devrait être consacrée à la commémoration des victimes du génocide des Roms durant la Deuxième Guerre mondiale ». De plus, le texte « souligne qu’il est fondamental de lutter contre l’antitsiganisme à tous les niveaux et par tous les moyens, et souligne que ce phénomène constitue une forme particulièrement persistante, violente, récurrente et répandue de racisme ».

Romanipe invite le gouvernement canadien à suivre l’exemple du Parlement européen et à reconnaître officiellement le Porrajmos. Cette reconnaissance redonnerait une légitimité légale et morale aux peuples roms et sintis, leur permettant d’entrer, enfin, dans l’histoire de l’Holocauste et de prendre activement part aux cérémonies, aux commémorations et aux événements officiels qui visent à honorer les victimes de la Deuxième Guerre mondiale.

Notre incapacité à reconnaître le génocide rom perpétue et normalise la haine et la discrimination envers ce peuple. L’année dernière, le monument dédié aux victimes du génocide des Roms à Berlin a été outrageusement saccagé. De tels événements nous indique qu’il reste énormément de travail de sensibilisation à faire pour changer les perceptions et les attitudes et pour promouvoir une culture fondée sur la compréhension et le respect plutôt que sur la haine. Votre message inscrit dans le livre de l’humanité du musée d’Auschwitz mentionne la nécessité de se rappeler de ce douloureux épisode de notre histoire et souligne l’importance de s’engager à ne plus jamais laisser de telles horreurs se perpétrer. Le manque d’indignation face aux récents meurtres de Roms  par des extrémistes de droite en Europe témoigne du réel danger de l’oubli du passé.

C’est pour cela que nous demandons au gouvernement canadien de respecter son engagement auprès de l’Alliance internationale sur la mémoire de l’Holocauste dont l’un des objectifs est la reconnaissance du génocide des Roms. La reconnaissance officielle du 2 août comme jour consacré à la mémoire du Porrajmos est une façon de soutenir les communautés roms dans leur droit solennel de mémoire et de veiller à ce que les récits des victimes et des survivants roms et sintis soient enfin entendus, commémorés et honorés. Un tel geste contribuera également à condamner la haine et la violence actuelle subie par les communautés roms et sintis et à reconnaitre leur discrimination et persécution continuelle.

Nous invitons votre gouvernement à faire une déclaration qui appellera l’attention sur les souffrances des Roms et des Sintis pendant l’Holocauste et à souligner cet événement avec déférence le 2 août.

Signataires:

Romanipe, Musée de l’Holocauste à Montréal, Hoodstock Montréal , Communication, Ouverture, Rapprochement Interculturel (C.O.R.), Toronto Roma Community Centre (RCC), World Romani Dialects Translation Bureau, Romani Criss, TernYpe International Roma Youth Network, Phiren Amenca International Network, La voix des Rroms, European Roma Rights Centre (ERRC), Armenian National Committee of Canada (ANCC), Irwin Cotler Founder of Ra- oul Wallenberg Centre For Human Rights, Professor Nandini Ramanujam, McGill Centre for Human Rights, Faculty of Law, François Crépeau, Professor, McGill University, Amnesty Inter- national Canada (English Branch) Amnistie Internationale (Francophone), Freeman Family Foundation Holocaust Education Centre of the Jewish Heritage Centre of Western Canada, Manitoba Multifaith Council, Rev. Dr. James Christie Director, Ridd Institute for Religion and Global Policy, Centre Khemara, Alliance Genocide Awareness and Remembrance (AGAR), European Roma Grassroots Organisations Network (ERGO), Fondation Azrieli, Canadian Scandinavian Foundation, Holocaust Education and Genocide Prevention Foundation, Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA).

Gabriel Nadeau-Dubois, Deputy Gouin, Québec Solidaire.

Députés:

Elizabeth May, MP of Saanich – Gulf Islands, Leader of the Green Party of Canada

Hélène Laverdière, Laurier – Sainte-Marie

Alexandre Boulerice, Rosemont-La Petite-Patrie

Ali Ehsassi, Willowdale

Cheryl Hardcastle, Windsor — Tecumseh

Anthony Housefather, Mont-Royal

Michelle Rempel, Calgary Nose Hill

David Sweet, Flamborough — Glanbrook